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Colloque appea, troubles des apprentissages, clinique des "Dys" - Paris 7 mai 2012

Programme et inscription : suivre le lien.
Voir également l'argumentaire, particulièrement intéressant.
Nous retiendrons le point particulièrement aigu depuis quelques années du réductionnnisme sous couvert de scientificité :

"... un réductionnisme explicatif tend à simplifier la question sous couvert de scientificité ou de modélisation incontestable, et fait l’impasse sur l’évidente multiplicité et diversité des facteurs en jeu."

http://www.appea.org/evenement/Journee-clinique-les-troubles-dys

Les podcasts des différentes interventions sont désormais en ligne :

http://www.appea.org/

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2 commentaire(s)

JMR Débutant

Je ne suis pas l’auteur de l’argumentaire et je ne peux répondre qu’en mon nom. Les notions de réductionnisme explicatif (des troubles), de simplification (des approches) et de modélisation incontestable (des réponses proposées, surtout) m’évoquent de nombreuses réflexions basées sur l’analyse de la situation en France. Je perçois dans ce texte un lien direct avec une situation devenue préoccupante résultant de glissements qui se sont produits, néfastes à une approche claire des troubles des apprentissages. Voici une de ces réflexions autour du constat de « glissement » :

Glissement sémantique, glissement des pratiques …

D'une part, en quelques années, un glissement sémantique s’est produit. Au lieu de parler de troubles des apprentissages ou troubles spécifiques des apprentissages, ou encore de troubles cognitifs ou de troubles cognitifs spécifiques, le terme de « troubles en dys » est apparu puis il a été décliné en « troubles dys ». Et maintenant il n’est pas rare d’entendre : « les dys » ! …

Ainsi, on est passé d’un vocabulaire qui nommait précisément les choses (en termes médicaux, scientifiques, techniques, professionnels, pédagogiques, éducatifs) à un vocabulaire certes vulgarisé, mais à quel prix : vidé de son contenu. On parle de « Dys », et on entend « difficultés », et non plus : « troubles ».

La com' (le terme « dys ») aura eu raison de l’information. A tel point qu'on en est rendu à voir fleurir des réunions et colloques pour répondre à la question : "Qu'y-t-il derrière le terme Dys ?" !

La popularisation de ce terme aura donc été contre-productive.

Le flou ainsi créé a fait que des acteurs de l’Education nationale, par exemple, ne perçoivent plus très bien la présence de troubles derrière ce terme, et encore moins les empêchements et situations de handicap qu’ils provoquent ; Et cela jusqu’à Philippe Mérieu qui s’est indigné de la médicalisation des difficultés scolaires

Or, les troubles des apprentissages existent bel et bien.

D'autre part, ayant exercé des responsabilités significatives dans des associations de parents d’enfants avec troubles des apprentissages, j’ai observé dans la mouvance connexe que les indispensables et légitimes soutiens et conseils apportés aux familles glissent trop souvent vers des pratiques hasardeuses : élaboration de « diagnostics » des enfants et préconisations, lors de simples échanges téléphoniques ou sur des blogs et autres listes de discussions. Cela peut également aller jusqu’à proposer « le bon diagnostic » (écartant toute notion de déficit intellectuel éventuel, notamment) « supportable » par la famille et « acceptable » par l’école, puis diriger vers le « bon médecin » pré-selectionné en fonction de la "modélisation incontestable" qu'il aura retenue (qui validera « le bon diagnostic » et surtout pas un autre).
Ceci constitue le pire des "services" à rendre, me semble-t-il.

Au final, entre le brouillage sémantique général et le cafouillage engendré par ces pratiques en particulier, il est temps, selon moi, de clarifier : savoir de quoi on parle, appeler les troubles par leur nom et tenir compte de la complexité des facteurs, notamment. Le point de l’argumentaire du colloque APPEA : « … un réductionnisme explicatif tend à simplifier la question sous couvert de scientificité ou de modélisation incontestable, et fait l’impasse sur l’évidente multiplicité et diversité des facteurs en jeu » en est un signe.

Community Manager Débutant

De ce que je comprends, c'est le concept du ba, à savoir qu'il est indispensable que scientifiques, médecins et praticiens, enfants et entourage travaillent de concert dans l'élaboration des solutions à destination des enfants en trouble de l'apprentissage (Dys). Aujourd'hui, il me semble plus que dommageable de ne pas intégrer chaque partie prenante en la considérant sur un pied d'égalité.
Comment proposer une solution viable sans prendre en considération l'entourage et l'environnement de l'enfant ?
C'est comme çi on proposait un traitement X ou Y sans s'assurer que les autres fondamentaux nécessaires au développement n'était pas assuré.

Est-ce que c'est bien cela que vous sous-entendez pas réductionnisme ?

Merci d'avance

Développement et infogérance Bearstech