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Traumatisme crânien sévère : que sont-ils devenus ? Etude 3 ans après

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La notion de traumatisme crânien ou traumatisme cranio-cérébral (TCC) couvre les traumatismes du neurocrâne (partie haute du crâne contenant le cerveau) et du cerveau.

Les manifestations cliniques dépendent de l'importance de l'impact et des facteurs associés (âge, pathologies préexistantes autres, traumatismes associés). De par la situation anatomique de la tête, le traumatisme crânien est souvent associé à des traumatismes du rachis cervical (entorses, luxations, fractures), du visage (contusions, plaies, fractures maxillo-faciales) et oculaires.

Les séquelles immédiates et à distance des traumatismes cranio-cérébraux sont souvent la conséquence des lésions engendrées sur le système nerveux central (cerveau et moelle épinière cervicale). Elles grèvent l'avenir des victimes et de leurs familles et leur coût social et financier est élevé.

Sur le plan clinique il existe trois catégories principales de traumatismes crâniens : légers (sans perte de connaissance et sans fracture de crâne), moyens (avec une perte de connaissance initiale excédant quelques minutes ou avec fractures de crâne) et graves (avec comad'emblée — sans ou avec fractures de crâne associées).

D'importants progrès ont été réalisés dans la prise en charge médicale rapide des victimes et dans le diagnostic rapide et précis des lésions qui peuvent bénéficier d'un traitement chirurgical. Malgré ces progrès, plus de 50 % des cas graves décèdent ou gardent un handicap à vie. Le pronostic est ainsi le plus souvent lié à l'importance des signes et lésions initiales (survenues au moment de l'accident).

(Wikipedia)

 

Traumatisé crânien, je ne me suis jamais vraiment reconnu, au travers des revues et articles, dans la définition des troubles et séquelles dont je souffrais.
Cest sans doute logique dans la mesure ou ils sont écrits par des personnes qui nont pas vécu personnellement la situation ; elles ne peuvent donc être quextérieurs. Ce que je propose est un petit tour par lintérieur ! en 2009

 

Le centre de ressources Francilien du traumatisme Crânien vient de publier une étude sur les personnes ayant subi un traumatisme cranien sévère en Ile de France pour évaluer leur devenir trois années ou plus après un accident. 

Le but de l'étude est d'étudier de façon précise les conséquences à long terme (3 ans ou plus) d'un traumatisme crânien sévère. Cette étude s'inscrit dans une étude épidémiologique prospective en Ile-de-France, financée par la Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins du miniètre de la promotion de l'Assistance Publique-Hôpitaux de PAris. Le protocole a été coordonné par le Dr Weiss du CRFTC et le comité de pilotage de l'étude était présidé par le Pr Azouvi (Médecine Physique et Réadaptation de l'Hôpital Raymond Poincaré à Garches). La méthodologie et l'encadrement de l'analyse statistique ont été assurés par l'Unité de Recherche Clinique Paris-Ouest.

Voici, quelques résultats généraux concernant le suivi à 3/4 ans après un traumatisme crânien grave :

147 personnes ont participé (80% d'hommes et 20% de femmes) âgées de 15 à 81 ans (l'âge moyen de 32 ans). Les participants ont répondu à l'étude en moyenne à 50 mois de distance de l'accident. Les causes de traumatisme crânien les plus retrouvées sont les accidents de la voie publique (74%), suivis des chutes (15%). La durée moyenne de coma est de 10 jours.

A environ 4 ans de l'accident, 28% des personnes ont un bon niveau de récupération, 40.5%n un handicap modéré et 31.5% un niveau de handicap important.

Plus d'un tiers des personnes souffrent d'un déficit moteur, ainsi que de maux de tête. Près de deux tiers souffrent d'anxiété et 12% rapportent être déprimés.

Les gênes les plus fréquemment exprimées sont les troubles de la mémoire, l'iritabilité, la lenteur et les difficultés de concentration. Viennent ensuite la fatigabilité, l'incapacité à faire deux choses en même temps et la réduction de l'initiative.

Plus de 80% des personnes ont été prises en charge en rééducation.

Sur les 68.6% des personnes conduisant avant le traumatisme crânien, 21% n'ont pu reprendre la conduite automobile 4 ans près l'accident.

La prochaine étude portera sur le suivi à 7 ans afind 'avoir davantage d'informations sur le devenir à long terme.

 

Emission Allo Docteur France 5 : Après l'urgence le temps de la rééducation

Association : UNAFTC : Union Nationale des Associations de Familles de Traumatisés crâniens et cérébro-lésés

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