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Dyspraxie - Numérique : Le bac sans le bic - Mediavox

Qu'est-ce que l'écriture ?
Nous avons tous des éléments de réponse à apporter : des traces, une mémoire externe, un mode de transmission, de communication, d'information, de création - dont de nombreux chefs d'œuvre. Liste non exhaustive.
Qu'est-ce qu'écrire ?
Les techniques ont évidemment évolué, parfois difficilement, tout au long de la courte Histoire (!) de l'écriture.
Des innovations mineures sont régulièrement intervenues, souvent douloureuses et anxiogènes. Récemment, la plume d'oie, la plume Sergent Major, le stylo-bille...
Un peu plus ancienne, capitale et la plus disruptive jusqu'il y a peu, est celle de Johannes Gutenberg, et son invention de l'imprimerie, "... donnons des ailes à la vérité, et qu'au moyen de la parole, non plus écrite à grand frais par la main qui se lasse, mais multipliée comme l'air par une machine infatigable, elle aille chercher toute âme venant en ce monde".
L'école, l'éducation, avait dès Jules Ferry intégrée les deux modalités dans l'instruction gratuite et obligatoire : l'imprimerie (marché de l'édition scolaire) et "la main qui se lasse"...en classe.

La main qui se lasse, ou qui ne peut ! Qui est empêchée par, notamment, des troubles neurologiques ou plus encore, neuropsychologiques, dont la dyspraxie. Élèves-école-non-compatibles.
Élèves, apprenants, mis au supplice. Enseignants désemparés...

D'autant que ces ces élèves avec Troubles spécifiques des apprentissages, ou Troubles cognitifs spécifiques, également souvent inclus dans les "Dys", sont dans la majorité des cas porteurs de troubles visuo-spatiaux, ou plus exactement neurovisuels : troubles centraux (le cerveau) de type malvoyance cérébrale, amputation du champ visuel (cérébral), autres. Autrement dit, empêchés de lire.
De lire des textes, mais également des opérations mathématiques, des cartes, des schémas, des tableaux à double entrée... De vraiment lire, d'automatiser la lecture au profit des "hautes tâches" - et par là-même de faire leur "métier d'élève", puis plus tard un métier tout court. Sisyphe !

Heureusement le numérique est venu les libérer. Tous : élèves et enseignants.

Les usages du numérique permettent enfin la facilitation, l'optimisation et la mutualisation d'adaptations des supports pédagogiques, essentiellement sur la forme, afin de les mettre en accessibilité : polices de caractères, espacement, coloration alternée des lignes, sequençage des consignes, des "pavés" et des questions, utilisation de synthèses vocales, de logiciels spécifiques, etc.

Et c'est alors l'éducation qui gagne, en développant l'école inclusive. Fini l'incompatibilité, la non-accessibilité pédagogique, le handicap scolaire. Ou presque, puisque nous n'en sommes qu'au début.

Pour continuer par un témoignage concret, lire l'article de Cécile Bontron - Numérique : le bac sans le bic, sur le site de Mediavox, préservé par B2Press.
http://www.mediavox.fr/20130910-en-numerique-le-bac-sans-le-bic

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